Le rapprochement annoncé du Français Armor et de l’Allemand Opvius devrait contribuer à développer cette technologie dans le secteur du bâtiment. 

Annoncé au premier jour du salon Intersolar, ce début de rapprochement permettrait de développer à grande échelle le film photovoltaïque organique. Cette solution, encore peu connue, dispose pourtant de solides atouts : sa légèreté, sa souplesse et le fait qu’elle ne contienne aucun métaux rare notamment. Développé, produit et commercialisé par le Français Armor, le film solaire Asca est actuellement intégré dans différents objets (recharge solaire) et équipements (balisage ou mobilier urbain, serres agricoles). 

Référent mondial

Le regroupement des deux structures, qui pourrait intervenir dès juillet 2019, permettrait de franchir un nouveau cap en incorporant « l’activité de développement, d’intégration et de commercialisation des films photovoltaïques organiques souples d’Opvius dans celle d’Armor », expliquent les deux structures dans un communiqué commun. Avec un objectif majeur : « mutualiser les savoir-faire pour devenir le référent mondial de la technologie du photovoltaïque organique souple ». 

Application aux bâtiments

Opvius est en effet un spécialiste de l’intégration de la technologie solaire souple OPV (pour « Organic PhotoVoltaics »). Il compte de nombreuses références en matière de solarisation de bâtiments, incluant notamment le siège diplomatique du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine à Addis Abeba (Éthiopie). 

Chez Armor, différents projets « sont d’ores et déjà en cours d’étude sur divers édifices : bâtiments publics, écoles, sites industriels… », la solution se prêtant particulièrement aux « toits fragiles, aux façades et structures métallo-textiles », ou en complément de panneaux solaires traditionnels. « Le film Asca ouvre par ailleurs des solutions innovantes d’apport d’énergie ou de capteurs pour les objets connectés ».