La fédération nationale des collectivités concédantes et régies et la Caisse des dépôts veulent développer ce dispositif financier spécifique d’ici 2020.

Pour rénover les bâtiments tertiaires publics, la banque des territoires – filiale de la Caisse des dépôts spécialisée dans le conseil et le financement des collectivités locales – vient d’annoncer la signature d’un partenariat avec la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR), qui rassemble plus de 800 collectivités. Via ce rapprochement, cette dernière s’engage à mener des « actions concrètes (colloques, groupes d’échanges, webinaires…) auprès de ses adhérents, des syndicats d’énergie et des métropoles » afin de sensibiliser les élus à l’Intracting.

Temps de retour inférieur à 10 ans

Expérimenté depuis 2015 sur le territoire par la Caisse des dépôts pour financer la rénovation de plusieurs universités, l’intracting est un instrument financier sert « à réaliser des travaux de performance énergétique générant des économies d’énergie avec un temps de retour inférieur à 10 ans ».

Concrètement, le dispositif s’organise autour d’un fonds, abondé à parité par la CDC (sous forme d’avances remboursables) et par la structure demandeuse, afin de disposer d’une enveloppe permettant d’amorcer rapidement des travaux d’entretien légers et d’optimisation énergétique. Les économies ainsi dégagées « sont ensuite affectées au remboursement des avances consenties, voire au financement de nouveaux projets », précise la CDC.

Bâtiments éducatifs prioritaires

Le plan d’actions pour la rénovation énergétique des bâtiments publics, présenté en juillet 2018, vise à promouvoir ce type de dispositif afin de rénover les bâtiments éducatifs et d’enseignement et les bâtiments publics appartenant aux collectivités territoriales.

« Le parc des bâtiments publics des collectivités territoriales, représente environ 280 millions de m2 dont 150 millions de m2 pour les bâtiments d’enseignement (écoles, collèges, lycées) (…) À titre d’exemple, les écoles représentent à elles seules 30% de la consommation des bâtiments communaux et demeurent le type de bâtiment le plus consommateur en énergie », rappellent la FNCCR et la Banque des territoires.